Pourquoi on ne peut plus attendre.
Il y a dix ans, on pouvait laisser un petit site de PME sans mise à jour pendant un an sans grande conséquence. Ce n'est plus le cas, pour une raison simple, les attaques sont automatisées. Quand une faille est publiée dans une extension installée sur 100 000 sites, des robots parcourent le web pour trouver ces 100 000 sites et les exploiter, sans se demander si le vôtre vaut la peine. Votre site est attaqué parce qu'il utilise la même extension que les autres, pas parce qu'on vous vise.
Les chiffres de Patchstack, une entreprise de sécurité spécialisée dans WordPress, donnent l'échelle. En 2025, 11 334 nouvelles failles ont été documentées dans l'écosystème, en hausse de 42 % sur 2024. Neuf sur dix touchaient des extensions, une sur dix des thèmes et le cœur de WordPress lui-même, six. Pour 46 % de ces failles, aucun correctif n'existait au moment de la publication. Et pour celles qui ont été exploitées massivement, le délai médian entre la publication et l'exploitation à grande échelle était de cinq heures. Patchstack vend un service de sécurité, ce qui invite à lire ses chiffres avec un peu de recul, mais la tendance est confirmée par toutes les autres sources du secteur.
Pour une PME de Saint-Jérôme ou de Sainte-Adèle, ça veut dire que le cœur de WordPress est solide et que c'est la liste d'extensions qu'il faut surveiller. Moins il y en a, moins il y a de portes.