« Il y a eu une erreur critique sur ce site. »
Le message standard de WordPress depuis la version 5.2. Il s'accompagne d'un courriel à l'adresse de l'administrateur. C'est le cas le plus simple à régler.
Guide · WordPress · Problème n° 2
Votre site affichait tout hier. Ce matin, il montre une phrase en gris sur fond blanc ou rien du tout. Avant de toucher à quoi que ce soit, sachez que dans la grande majorité des cas, rien n'est perdu. Vos pages, vos photos et vos textes sont encore là. C'est une pièce du moteur qui a calé, presque toujours une extension, un thème ou un changement de version de PHP. Ce guide vous dit quoi vérifier, dans quel ordre et surtout à quel moment arrêter.
« Il y a eu une erreur critique sur ce site. »
Le message standard de WordPress depuis la version 5.2. Il s'accompagne d'un courriel à l'adresse de l'administrateur. C'est le cas le plus simple à régler.
Une page toute blanche.
Même cause, mais le site n'a pas réussi à afficher le message. Souvent un problème de mémoire PHP ou une erreur dans le thème.
« Erreur 500 », « 503 » ou « Error establishing a database connection ».
Le serveur ou la base de données ne répond pas. Là, c'est l'hébergeur qu'on appelle en premier, pas WordPress qu'on fouille.
Écrit par Louis-Philippe Dea, fondateur d'Effet Cumulatif, Prévost
18 ans de sites web, 275 sites WordPress conçus ou réparés depuis 2008. Publié le 13 octobre 2026. Mis à jour le 13 octobre 2026.
L'essentiel en une minute
WordPress est un moteur (le cœur), sur lequel on branche un thème (l'allure du site) et des extensions (les fonctions, comme le formulaire, la galerie, la boutique ou la sécurité). Chacune de ces pièces est écrite en PHP, un langage dont la version évolue chaque année. Quand une pièce contient une erreur que le moteur ne peut pas contourner ou qu'elle n'est plus compatible avec la version de PHP du serveur, tout s'arrête. C'est ça, l'erreur critique. Le moteur fonctionne encore, la base de données aussi, mais rien ne s'affiche.
Depuis la version 5.2 de WordPress (2019), le moteur fait deux choses dans ce cas. Il montre au visiteur le message « Il y a eu une erreur critique sur ce site » plutôt qu'une page blanche. Et il envoie à l'adresse de l'administrateur un courriel qui nomme la pièce fautive et contient un lien vers le mode de récupération, un accès au tableau de bord où cette pièce est mise en pause, le temps de la désactiver ou de la mettre à jour. Ce courriel est la clé de tout ce qui suit. WordPress ne l'envoie en général qu'une fois par jour et son lien a une durée de vie limitée. Cherchez-le, y compris dans les indésirables.
Avant toute manipulation, écrivez trois choses. À quelle heure le site est tombé (ou à quelle heure vous l'avez vu), ce qui a été fait sur le site dans les 48 dernières heures (une extension installée, une mise à jour, un nouvel utilisateur) et si vous avez reçu un courriel de votre hébergeur récemment. Un hébergeur qui annonce « nous passons votre compte à PHP 8.x le 15 » est, dans notre expérience, la cause la plus fréquente d'un site qui tombe sans que personne n'y ait touché.
Pourquoi Celui qui réparera le site, vous ou quelqu'un d'autre, cherchera d'abord ce qui a changé. Ces trois lignes font gagner une heure.
Le courriel de WordPress dit, en clair, quelque chose comme « une erreur du type E_ERROR a été causée dans la ligne X du fichier /wp-content/plugins/nom-de-l-extension/… ». Le nom du dossier après plugins/ est votre coupable; si c'est après themes/, c'est le thème. Cliquez sur le lien, connectez-vous, puis dans Extensions, désactivez celle qui est marquée en pause. Regardez le site. S'il revient, mettez l'extension à jour, puis réactivez-la; si elle casse encore, laissez-la désactivée et trouvez-lui une remplaçante.
Critère de sortie Le site s'affiche pour un visiteur en navigation privée, pas seulement pour vous dans le mode de récupération. Pensez à cliquer « Quitter le mode de récupération » dans la barre du haut.
Il vous faut le gestionnaire de fichiers de votre hébergeur (dans cPanel, Site Tools ou Plesk) ou un accès FTP. Allez dans le dossier wp-content et renommez le dossier plugins en plugins-off. Rechargez le site. S'il revient, vous savez que c'est une extension. Renommez le dossier plugins à son nom d'origine, connectez-vous au tableau de bord (toutes les extensions sont maintenant désactivées), puis réactivez-les une à la fois, en rechargeant le site entre chacune. Celle qui fait retomber le site est la coupable.
Attention Renommer, jamais supprimer. Un dossier renommé se remet en place en dix secondes. Un dossier supprimé, c'est une extension à réinstaller et, parfois, ses réglages à refaire.
Même manœuvre avec le dossier wp-content/themes/votre-theme et renommez-le. WordPress bascule alors sur un thème par défaut (Twenty Twenty-Five ou un autre, s'il est installé). Si le site revient, moche mais vivant, le thème est la cause. Il est probablement trop ancien pour la version de PHP du serveur. Ensuite, dans le panneau de l'hébergeur, regardez la version de PHP. Si elle a changé récemment, revenez temporairement à la précédente (par exemple de 8.3 à 8.2). Si le site revient, vous avez trouvé la cause, mais pas la solution. Revenir à une vieille version de PHP est un sursis, pas une réparation. Les versions 8.1 et plus anciennes ne reçoivent plus de correctifs de sécurité depuis le 31 décembre 2025.
Si rien n'a fonctionné, il faut voir ce que WordPress cache derrière son message poli. Dans le fichier wp-config.php (à la racine du site, par le gestionnaire de fichiers), trouvez la ligne define( 'WP_DEBUG', false ); et remplacez-la par ces deux lignes : define( 'WP_DEBUG', true ); et define( 'WP_DEBUG_LOG', true );. Rechargez le site, puis ouvrez le fichier wp-content/debug.log. La dernière ligne qui commence par « PHP Fatal error » nomme le fichier fautif. Remettez WP_DEBUG à false dès que vous avez lu : un site en mode débogage affiche des informations qu'un visiteur ou un pirate, n'a pas à voir.
Un cas fréquent « Allowed memory size of 134217728 bytes exhausted » veut dire que le site manque de mémoire PHP. Ajoutez define( 'WP_MEMORY_LIMIT', '256M' ); dans wp-config.php, juste au-dessus de la ligne « That's all, stop editing ». Si ça ne change rien, c'est l'hébergeur qui plafonne la mémoire et c'est à lui de la monter.
La plupart des hébergeurs gardent des sauvegardes quotidiennes pendant 7 à 30 jours, restaurables en quelques clics depuis leur panneau. C'est l'étape qu'on garde pour la fin, pas pour le début, parce qu'elle efface ce qui a été fait depuis (une commande, un article, un formulaire reçu) et parce qu'elle ne règle pas la cause. Si le site est tombé à cause d'une mise à jour, la même mise à jour se refera. Restaurez, puis lisez le guide sur les mises à jour sans tout casser avant de refaire quoi que ce soit.
Il y a un moment, dans une panne, où chaque essai de plus rallonge la réparation au lieu de la raccourcir. On le reconnaît à ces signes.
Arrêtez ici si…
Ce qu'on a vu cet étéUne professionnelle de Sherbrooke, un blogue WordPress avec dix ans d'articles qui sert de preuve de crédibilité auprès de ses clients. Son hébergeur a forcé le passage à PHP 8.1 sans la prévenir. Le thème, qui n'avait pas été mis à jour depuis des années, ne suivait pas et le site s'est retrouvé hors ligne. Le thème d'origine était introuvable. On l'a remplacé par un thème de base le jour même, en conservant chaque article, chaque adresse et le référencement. Ce n'est pas le résultat qu'elle avait imaginé, mais c'est celui qui remettait son entreprise en ligne avant le souper et elle a choisi de moderniser l'allure plus tard, à son rythme.
Presque jamais. Les textes vivent dans la base de données et les photos dans le dossier wp-content/uploads; une erreur critique ne touche ni l'un ni l'autre. On perd du contenu dans deux cas seulement, une restauration de sauvegarde trop ancienne ou un piratage qui a modifié des fichiers. C'est pour ça que la restauration est la dernière étape et non la première.
Il y a trois raisons fréquentes. L'adresse d'administration du site est une vieille adresse que personne ne lit (celle de l'ancienne agence, par exemple); le serveur n'arrive pas à envoyer de courriels; ou le courriel est dans les indésirables. Cherchez « problème technique » dans toutes vos boîtes. Sans courriel, passez à l'étape 3, qui n'en a pas besoin.
Souvent les deux. L'hébergeur a raison de dire que le serveur fonctionne; vous avez raison de dire que le site est tombé après leur changement de version de PHP. Leur travail s'arrête au serveur et la compatibilité de votre thème et de vos extensions est à votre charge. C'est précisément l'écart que remplit un service d'hébergement et de maintenance, où la même personne s'occupe des deux.
On le déconseille comme premier geste. Réinstaller le cœur de WordPress ne change rien si la cause est une extension ou le thème et une réinstallation mal faite peut écraser des fichiers de configuration. Le bouton « Réinstaller la version X » dans Tableau de bord › Mises à jour est sans danger pour le contenu, mais il ne règle presque jamais une erreur critique.
Chez nous, la réparation est à prix fixe, annoncé après le diagnostic et avant de commencer, à partir de 397 $. Le prix monte quand la panne cache autre chose, comme un thème abandonné à remplacer, un site piraté à nettoyer ou un hébergement à changer. Dans tous les cas, vous connaissez le montant avant qu'on touche au site.
Ou appelez au 514 588-0837. Vous parlerez à la même personne du début à la fin.